Un été 2026 marqué par des conditions exceptionnelles
Dans son bilan publié le 3 septembre 2026, Météo-France indique que l’été 2026 a été le plus chaud observé en France depuis le début des mesures en 1900. La température moyenne sur 24 heures a atteint 24 °C, soit 3,6 °C au-dessus de la normale. L’organisme relève aussi un déficit de précipitations proche de 40 %, 53 jours de vague de chaleur, une sécheresse des sols sans précédent en moyenne nationale et une activité importante des incendies, aggravée par les conditions climatiques.
Que prévoit Météo-France pour l’automne ?
Pour la période de septembre à novembre 2026, un trimestre plus chaud que la normale constitue le scénario le plus probable en France. Sur l’ouest de l’Hexagone, le scénario privilégié est également celui de précipitations supérieures aux normales, avec un niveau de confiance modéré. Il s’agit de tendances moyennes à l’échelle du trimestre, et non d’une prévision quotidienne permettant d’annoncer une tempête, une inondation ou de fortes pluies sur un territoire précis.
Une vigilance particulière sur la façade atlantique
Sur le Bassin d’Arcachon, en Gironde et dans les Landes, la proximité du littoral et la configuration de certains territoires peuvent exposer habitations et entreprises à différents phénomènes : fortes pluies, ruissellement, remontées de nappes, vents violents ou submersion marine. Géorisques rappelle que l’inondation peut notamment résulter du débordement d’un cours d’eau, du ruissellement, d’une remontée de nappe ou d’une submersion marine. L’exposition doit donc être examinée selon l’emplacement exact du bien.
Les mesures de prévention utiles
Avant un épisode météorologique important, il est utile d’entretenir les gouttières et évacuations, de vérifier la toiture, les clôtures, les arbres et les éléments extérieurs, puis d’identifier les équipements ou marchandises pouvant être surélevés. Les documents importants et les données informatiques doivent être protégés. Des photographies régulières des locaux, équipements et biens, ainsi que la conservation des factures, facilitent leur identification. Pour une entreprise, il est également pertinent de repérer les équipements indispensables à la poursuite de l’activité et d’anticiper une indisponibilité des locaux, de l’électricité, d’Internet ou d’un fournisseur essentiel.
Quels points vérifier dans ses contrats d’assurance ?
La relecture des contrats doit notamment porter sur les bâtiments, dépendances et aménagements déclarés, la valeur du mobilier, du matériel et des marchandises, ainsi que les plafonds et franchises. Selon la situation, il convient aussi d’examiner les garanties couvrant les dommages aux biens, les événements climatiques, les frais supplémentaires, le relogement et, pour les professionnels, les pertes d’exploitation. La garantie catastrophe naturelle suppose la publication d’un arrêté interministériel pour la commune et la période concernées ; les biens non assurés ou les frais non prévus par le contrat ne sont pas automatiquement indemnisés.
Faits et analyse : ce qu’il faut retenir
Les faits officiels établissent que l’été 2026 a été exceptionnellement chaud et sec. Pour l’automne, une tendance plus chaude est privilégiée, avec un scénario potentiellement plus humide sur l’ouest. Notre analyse : ces tendances ne permettent pas de prévoir un événement précis, mais constituent un moment pertinent pour vérifier la prévention et l’adaptation des garanties aux biens et à l’activité réellement exercée. Un contrat adapté n’empêche pas l’événement ; une déclaration correcte des biens, des activités et des capitaux contribue toutefois à limiter les écarts de couverture.
