Ce que montrent les derniers chiffres disponibles
Dans son point publié le 27 août 2026, l’Assurance Maladie indique que les remboursements de soins du régime général ont augmenté de 4,4 % sur les douze derniers mois. Les évolutions diffèrent selon les postes : les remboursements de médicaments progressent, tandis que ceux des soins de médecins généralistes diminuent sur les sept premiers mois de 2026. Il s’agit de montants remboursés au total, pas d’une variation du taux de prise en charge de chaque consultation. Les derniers comptes détaillés de la santé portent sur 2024. Selon la DREES, les administrations publiques finançaient alors 79,4 % de la consommation de soins et de biens médicaux, les organismes complémentaires 12,8 % et les ménages 7,8 %. Par rapport à 2023, la part publique avait reculé de 0,5 point et celle des complémentaires augmenté de 0,3 point. Ces chiffres décrivent une évolution de la répartition des dépenses ; ils ne signifient pas que tous les soins ont subi une baisse de remboursement.
Que paie concrètement la complémentaire santé ?
Le remboursement dépend du soin, de la base retenue par l’Assurance Maladie, du parcours de soins et du contrat complémentaire. Prenons une consultation à 30 € chez un généraliste de secteur 1, dans le parcours de soins coordonnés : l’Assurance Maladie rembourse 19 € après déduction de la participation forfaitaire de 2 €. Une complémentaire couvrant le ticket modérateur peut prendre en charge les 9 € restants sur la base conventionnelle. La participation forfaitaire de 2 € demeure à la charge de l’assuré dans le cadre d’un contrat responsable, sauf exonération. En présence de dépassements d’honoraires, le montant restant après remboursement de l’Assurance Maladie peut être plus élevé. Sa prise en charge dépend du niveau de garanties souscrit.
Pourquoi les cotisations méritent-elles un examen attentif ?
Le rapport annuel de la DREES publié en décembre 2025 et portant sur 2024 relève une hausse de 8,2 % des cotisations collectées en santé, contre 5,4 % des prestations versées par les organismes complémentaires. Ces chiffres concernent l’ensemble du marché : ils ne décrivent ni l’évolution de chaque contrat ni un tarif applicable en 2026. Notre analyse chez MHL Conseil & Assurances : une hausse de cotisation ne doit être attribuée automatiquement ni à un déremboursement de la Sécurité sociale ni à une seule cause. Pour apprécier un contrat, il faut rapprocher sa cotisation des soins réellement utiles, des remboursements prévus et des sommes qui resteraient effectivement à payer.
Les points à comparer avant de changer de contrat
Pour un particulier, un senior, un indépendant ou une entreprise, l’examen peut porter sur les consultations de spécialistes, l’hospitalisation, le dentaire, l’optique, l’audition et les autres postes importants selon la situation des personnes couvertes. Il faut aussi regarder les plafonds, les délais éventuels, les ayants droit et la part de cotisation financée par l’employeur lorsqu’il s’agit d’un contrat collectif. Un tarif plus bas peut être intéressant si les garanties répondent toujours aux besoins ; le niveau le plus élevé n’est pas nécessaire pour tous les assurés.
Ce qu’il faut retenir
Les remboursements totaux de l’Assurance Maladie progressaient encore à fin juillet 2026 ; les dernières données détaillées montrent néanmoins une légère hausse de la part financée par les complémentaires et les ménages en 2024. Pour MHL Conseil & Assurances, la question à poser est concrète : que rembourse mon contrat et quel serait mon reste à charge pour les soins dont j’ai besoin ?
Et pour les seniors ?
À la retraite, les postes de soins et le budget évoluent souvent. Découvrez les garanties à comparer pour une mutuelle santé senior, puis demandez une étude de votre contrat et de vos besoins.
